Avant de commencer le cours sur Louis XVI, il est très important de faire un point sur l’organisation de la société au Moyen-Âge.

1) La société au Moyen-Âge

Le peuple est divisé en 3 ordres (3 groupes) : le clergé, la noblesse et le Tiers Etat.

– Le clergé : Certains hommes d’église sont très riches. Les simples curés sont aussi pauvres que les paysans. Tous savent lire et écrire.

– La noblesse : ducs, comtes, vicomtes…Les descendants des familles de chevaliers ont des postes importants dans l’armée.  Ils possèdent tous des terres mais ne sont pas tous riches.

– Le Tiers Etat : ordre le plus important par le nombre. Il regroupe tous les paysans (certains possèdent leur terre, d’autres vivent dans la misère), marchands, écrivains, avocats, artisans, ouvriers… Certains sont instruits et cultivés. Tous paient beaucoup d’impôts.

Le clergé et la noblesse sont privilégiés : ils ne paient pas d’impôts. Ils ne sont pas jugés de la même façon. Ils peuvent porter l’épée, chasser, être appelés à la Cour…

Voici une caricature (dessin humoristique) : le Tiers Etat supportant le poids des privilèges de la noblesse et du clergé.

2) Des idées nouvelles : un désir de liberté gagne la France
Au 18ième siècle, des philosophes (des penseurs) comme Voltaire, Rousseau et Montesquieu critiquent la monarchie absolue et le rôle important de l’Eglise catholique dans la société. Ils condamnent les privilèges de la noblesse et du clergé, qui leur permettent de ne pas payer d’impôts. Ils imaginent une société plus juste dans laquelle les hommes seraient tous libres et égaux en droits. Leurs idées se répandent et touchent le peuple.

1. Le paysan est sous la pierre. Le prêtre (avec son aube bleu-violet) et le noble (en rouge avec son épée) sont sur la pierre.

2. C’était une société injuste où la noblesse et le clergé ne payaient pas d’impôts, ils étaient donc privilégiés. Le Tiers Etat, qui payait des impôts, devait en plus affronter les mauvaises récoltes et la famine.

3. Diderot, un philosophe, pense que l’Homme est libre et qu’il ne doit pas être dirigé par un roi, si le peuple ne le souhaite pas. Le roi ne doit pas utiliser la violence pour s’imposer.

4. Ces idées sont nouvelles car en France, les hommes n’étaient pas libres et égaux.


3) La montée du mécontentement
En 1789, en France, les mauvaises récoltes, la famine et le poids des impôts font que le peuple se trouve dans la misère. Le roi Louis XVI (1774-1792) sait qu’il faut faire des réformes (changements) mais il hésite sur celles à entreprendre. Il convoque les états généraux pour en discuter avec les représentants des nobles, du clergé et du peuple. Le peuple écrit des « cahiers de doléances » pour exprimer son mécontentement.

Convocation des états généraux par le roi Louis XVI

(ceux qui disent « vive le roi » et qui applaudissent sont les représentants de la noblesse et les représentants du clergé en rouge; ceux qui n’applaudissent pas sont les représentants du tiers état)

Les cahiers de doléances

5. Le peuple vit dans la misère à cause des mauvaises récoltes et de la famine.

6. Les paysans se plaignent des impôts trop lourds. Ils trouvent injustes que les prêtres et les nobles ne payent aucun impôts alors qu’ils en ont les moyens.

7. Louis XVI est devenu roi 59 ans après le règne de Louis XIV. Entre eux, c’est le roi Louis XV qui a régné.

4) Le Serment du Jeu de Paume
Le peuple espère que ses représentants mettent fin aux privilèges. Mais le roi refuse toute discussion sur ce sujet. Mécontents, des députés du peuple se réunissent dans la salle du Jeu de Paume à Versailles, le 20 juin. Ils font le serment de ne pas se séparer avant d’avoir réorganisé le pouvoir en France par une Constitution (c’est un ensemble de lois). Ils décident de créer une Assemblée Nationale.
Le Serment à la salle du Jeu de Paume, le 20 juin 1789. (Le jeu de paume est l’ancêtre du tennis.)

8. Des députés (des représentants du peuple) se réunissent dans la salle du Jeu de Paume à Versailles. Ils regardent tous le député Bailly, debout sur une table pour faire le serment (la promesse) de changer l’organisation du pouvoir en France.

9. Le peuple souhaite décider de son sort, il souhaite être libre. Il ne veut plus dépendre des décisions d’un roi et désigne donc des représentants. Petit à petit, on va passer d’une monarchie (pouvoir détenu par le roi) à une démocratie (pouvoir détenu par le peuple).

C’est quoi la démocratie ?